Il n’existe pas de modèle officiel : la réglementation ne prévoit pas de modèle type de plan de prévention, et le format est libre. Un bon modèle de plan de prévention se juge à ce qu’il fait écrire : pour une intervention précise, les risques créés par la présence simultanée de l’entreprise utilisatrice et des entreprises extérieures, la mesure qui traite chacun d’eux, l’entreprise et la personne qui en répondent. Il couvre au minimum les cinq dispositions de l’article R4512-8 du Code du travail (phases dangereuses, matériels, instructions, premiers secours, commandement) et les éléments à faire figurer ou à joindre au plan.
Ce guide détaille ces rubriques et la façon de les remplir, puis présente un exemple de plan de prévention entièrement rempli et les erreurs fréquentes ; les règles générales sont dans notre guide du plan de prévention. Vous pouvez télécharger la trame Word, ou remplir votre plan en ligne avec notre générateur gratuit, qui l’exporte en PDF ou en Word.
Ce que le Code du travail impose dans le plan
Après l’inspection commune préalable, les chefs des entreprises utilisatrice et extérieures analysent ensemble les risques d’interférence entre leurs activités, installations et matériels. S’il en existe, ils arrêtent d’un commun accord, avant le début des travaux, un plan de prévention qui définit les mesures prises par chaque entreprise (R4512-6). La forme est libre, le fond est encadré :
| Ce que le plan doit contenir | Texte | Rubrique du modèle |
|---|---|---|
| Les phases d’activité dangereuses et les moyens de prévention spécifiques correspondants | R4512-8, 1° | Phases, risques d’interférence et mesures |
| L’adaptation des matériels, installations et dispositifs à l’opération, et leurs conditions d’entretien | R4512-8, 2° | Matériels, installations et locaux |
| Les instructions à donner aux travailleurs | R4512-8, 3° | Consignes, instructions et habilitations |
| L’organisation des premiers secours en cas d’urgence et le dispositif mis en place par l’entreprise utilisatrice | R4512-8, 4° | Premiers secours, urgence et travail isolé |
| Les conditions de participation des travailleurs d’une entreprise aux travaux d’une autre, notamment l’organisation du commandement | R4512-8, 5° | Coordination et commandement |
| La liste, fournie par chaque entreprise, des postes susceptibles de relever du suivi individuel renforcé | R4512-9 | Suivi médical renforcé |
| La répartition des charges d’entretien des locaux mis à disposition entre les entreprises extérieures | R4512-10 | Matériels, installations et locaux |
| Les dossiers techniques amiante ou le rapport de repérage, joints au plan | R4512-11 | Annexes |
| L’avis des membres du CSE qui ont participé à l’inspection commune préalable, quand le plan doit être écrit | R4514-3 | Avis du CSE |
| Les mesures prises lors de la coordination, sous forme de mise à jour | R4513-4 | Mises à jour du plan |
Ces dispositions sont un minimum : l’INRS rappelle qu’il s’agit d’une liste non exhaustive, à compléter selon les risques propres à l’opération. D’où les rubriques pratiques d’un bon modèle : identification de l’opération, coordonnées des entreprises, constats de l’inspection commune, habilitations, signatures et historique des versions.
Le plan doit être écrit quand l’opération représente au moins 400 heures de travail prévisibles sur douze mois au plus, sous-traitants compris, ou quand elle comporte des travaux de la liste des travaux dangereux fixée par arrêté (R4512-7) : voir notre article sur les cas où le plan de prévention écrit est obligatoire. Il est alors tenu à la disposition de l’inspection du travail, des agents de prévention de la sécurité sociale et, le cas échéant, de l’OPPBTP, et l’entreprise utilisatrice informe par écrit l’inspection du travail de l’ouverture des travaux (R4512-12). Dans les autres cas, l’INRS recommande de l’écrire quand même.
Ce modèle vise les interventions d’entreprises extérieures dans un établissement. Les chantiers de bâtiment ou de génie civil soumis à l’obligation de coordination relèvent d’autres règles (R4511-3) : voir PPSPS ou plan de prévention. Pour le chargement et le déchargement réalisés par des entreprises de transport, un protocole de sécurité remplace le plan de prévention (R4515-1 et R4515-4).
Rubrique par rubrique : comment remplir le modèle
Ces rubriques sont celles de la trame Word proposée en téléchargement. Remplissez-les avec l’entreprise extérieure, après l’inspection commune : un plan rédigé seul, dans un bureau, n’est pas « arrêté d’un commun accord ».
Identification de l’opération et entreprises intervenantes
Décrivez l’opération réelle, c’est-à-dire les travaux ou prestations qui concourent à un même objectif (R4511-4) : objet, lieu précis, dates et horaires, heures prévisibles pour l’ensemble des entreprises extérieures, et réponse motivée à la question du plan écrit obligatoire. Pour chaque entreprise extérieure, reprenez ce qu’elle doit communiquer par écrit : date d’arrivée et durée prévisible, nombre prévisible de travailleurs, nom et qualification de la personne qui dirige l’intervention, sous-traitants et travaux sous-traités (R4511-10). Ajoutez le référent de l’entreprise utilisatrice et les délégations : le chef de l’entreprise extérieure ne peut déléguer ses attributions qu’à un travailleur doté de l’autorité, de la compétence et des moyens nécessaires (R4511-9).
Inspection commune préalable
Notez la date, les participants et ce que l’entreprise utilisatrice a fixé sur place : secteur d’intervention, zones dangereuses et leur matérialisation, voies de circulation, accès aux locaux mis à disposition (R4512-3). Sa préparation et son déroulé sont détaillés dans notre article sur l’inspection commune préalable.
Phases, risques d’interférence et mesures
C’est le cœur du plan. Un risque d’interférence naît de la présence, sur un même lieu, de personnels, d’installations et de matériels de plusieurs entreprises ; il s’ajoute aux risques propres à chaque activité, que chaque employeur traite dans son document unique. Découpez l’opération en phases, en commençant par les phases dangereuses, et renseignez pour chaque ligne :
- le risque et son origine : installation de l’entreprise utilisatrice, activité de l’entreprise extérieure ou coactivité ;
- la mesure, formulée comme une action vérifiable : « zone de levage fermée par des barrières » plutôt que « baliser » ;
- l’entreprise et la personne responsables : chaque employeur répond de l’application des mesures qui protègent ses propres travailleurs (R4511-6) ;
- le moment de la mise en œuvre ou de la vérification : avant la phase, à chaque reprise, en fin de poste.
Relisez ensuite le tableau d’un bloc : selon l’INRS, les mesures doivent être cohérentes entre elles et ne pas engendrer de nouveaux risques.
Matériels, installations et locaux
Listez les matériels et installations utilisés, surtout ceux que l’entreprise utilisatrice met à disposition (pont roulant, nacelle, alimentation électrique), avec leur adaptation à l’opération et leurs conditions d’entretien. Pour les sanitaires, vestiaires et locaux de restauration prévus à l’article R4513-8, indiquez quelle entreprise en assure l’entretien.
Consignes, instructions et habilitations
Distinguez trois niveaux : les consignes de l’entreprise utilisatrice, y compris pour les déplacements sur le site (R4512-4) ; les instructions à donner aux travailleurs pour chaque phase ; l’information sur place que chaque entreprise extérieure délivre à ses travailleurs avant le début des travaux : dangers, mesures, zones dangereuses, protections, itinéraires, issues de secours (R4512-15). Une liste d’émargement en annexe en garde la trace. Ajoutez les titres à vérifier à l’accueil : habilitation électrique, autorisation de conduite, permis de feu, permis de pénétrer en espace confiné. Le permis de feu suit son propre circuit, décrit dans notre fiche sur le permis de feu numérique.
Premiers secours, urgence et travail isolé
Décrivez l’alerte, les sauveteurs secouristes présents, l’emplacement du matériel de secours, le point de rassemblement et l’accueil des secours extérieurs. De nuit, dans un lieu isolé ou pendant l’arrêt d’activité de l’entreprise utilisatrice, l’entreprise extérieure prend les mesures pour qu’aucun travailleur ne travaille isolément en un point où il ne pourrait être secouru à bref délai (R4512-13) : écrivez lesquelles.
Coordination et commandement
Écrivez qui donne les instructions à qui, surtout quand un sous-traitant travaille sous la direction d’une entreprise extérieure, qui consigne et déconsigne, qui peut arrêter les travaux en cas de danger. Pendant l’opération, l’entreprise utilisatrice s’assure que les mesures sont exécutées et coordonne les mesures nouvelles (R4513-1).
Annexes, avis du CSE et signatures
Joignez la liste des postes relevant du suivi individuel renforcé, les documents amiante et le plan de zone ; reportez l’avis des membres du CSE quand le plan doit être écrit. Le Code du travail n’impose pas de signature, mais selon le focus juridique de l’INRS, signer le plan atteste que toutes les entreprises ont participé à son établissement et approuvé les mesures. Si un signataire quitte son entreprise en cours d’opération, l’INRS recommande que son successeur prenne connaissance du plan et le signe.
Mises à jour du plan
Le plan n’a pas de durée de validité réglementaire : il vaut pour toute l’opération et évolue avec elle. Les mesures décidées en coordination donnent lieu à une mise à jour (R4513-4), et l’INRS ajoute que le plan doit être revu dès que de nouveaux salariés interviennent ou que de nouvelles installations ou de nouveaux équipements sont utilisés. Pour un sous-traitant arrivé après le début de l’intervention, l’inspection commune et le plan s’appliquent à nouveau (R4512-1). Tenez un tableau des versions : date, motif, mesures ajoutées, visas. Quand le plan écrit est obligatoire, les CSE et les médecins du travail sont informés de ses mises à jour (R4514-2 et R4513-9). Un incident pendant l’intervention justifie aussi une nouvelle version : consignez-le dans une fiche d’incident et reportez la mesure décidée dans le plan.
Plan de prévention simplifié : ce que recouvre l’expression
Le Code du travail ne définit pas de « plan de prévention simplifié » : les articles R4512-6 à R4512-12 ne prévoient qu’un plan de prévention, écrit obligatoirement dans les deux cas cités plus haut. L’expression désigne en pratique un document court, d’une à deux pages, pour une intervention brève et peu exposée, comme un dépannage ou une visite technique. Elle est sans rapport avec le PPSPS simplifié, prévu sur certains chantiers de bâtiment ou de génie civil (R4532-75). L’INRS l’emploie aussi pour désigner le protocole de sécurité des opérations de chargement et de déchargement (brochure ED 6459), qui obéit à ses propres règles : voir notre article sur le protocole de sécurité. Ce format court se défend à trois conditions :
- il porte sur l’intervention réelle, et non sur une liste de risques génériques ;
- il s’appuie sur une inspection commune préalable, qui reste due avant l’opération (R4512-2) ;
- il traite les cinq dispositions de l’article R4512-8, quitte à indiquer « sans objet » pour celles qui ne s’appliquent pas.
Quand le plan écrit est obligatoire, « simplifié » ne peut désigner qu’une présentation plus courte : le contenu minimal et les pièces à joindre restent les mêmes. Pour des interventions répétitives sous contrat annuel ou pluriannuel, l’INRS décrit un plan en deux parties, l’une commune, l’autre propre à chaque intervention : notre article sur le plan de prévention obligatoire détaille cette démarche et ses limites.
Exemple de plan de prévention rempli : remplacement d’un compresseur
Exemple illustratif : l’Usine Alpha, entreprise utilisatrice fictive, fait remplacer le compresseur d’air n° 2 de son local compresseurs par Bêta Maintenance, entreprise extérieure fictive, qui sous-traite le raccordement électrique à Gamma Électricité, également fictive. Dates, effectifs et mesures montrent le niveau de précision attendu ; ils ne sont pas à reprendre tels quels. Vous pouvez aussi ouvrir cet exemple dans le générateur, dans sa version 1.
| Rubrique | Contenu |
|---|---|
| Opération | Dépose du compresseur n° 2 (environ 1,2 t), pose d’un compresseur neuf, raccordements électrique et pneumatique, essais et remise en service |
| Lieu | Bâtiment B, local compresseurs ; le compresseur n° 1, voisin, reste en service |
| Dates | Du samedi 14 novembre 2026, 6 h, au dimanche 15 novembre, 18 h, pendant l’arrêt de production |
| Heures prévisibles | Environ 70 heures, sous-traitant compris : seuil de 400 heures non atteint |
| Plan écrit | Obligatoire : la dépose et la pose se font au pont roulant, et les « travaux comportant le recours à des ponts roulants » figurent dans la liste de l’arrêté du 19 mars 1993 |
| Inspection commune préalable | Mardi 3 novembre, avec les trois entreprises et un membre du CSE de l’Usine Alpha ; CSE informés le 27 octobre |
| Plan arrêté et signé | Jeudi 5 novembre, par les responsables des trois entreprises |
| Inspection du travail | Informée par écrit de l’ouverture des travaux le 6 novembre |
| Entreprise | Rôle et effectif | Dirige sur place | Travaux |
|---|---|---|---|
| Usine Alpha | Entreprise utilisatrice | Technicien HSE d’astreinte, référent ; poste de garde ouvert jour et nuit | Consignation, mise à disposition du pont roulant, balisage du compresseur n° 1 |
| Bêta Maintenance | Entreprise extérieure, 3 personnes | Chef d’équipe, délégataire du responsable d’agence | Vidange, dépose et pose, raccordement pneumatique, essais |
| Gamma Électricité | Sous-traitant de Bêta, 1 personne le samedi | Électricien habilité, sous la direction du chef d’équipe de Bêta | Raccordements électriques, hors tension |
| Phase | Risque d’interférence | Mesure | Responsable |
|---|---|---|---|
| 1. Consignation | Remise sous tension ou sous pression du compresseur par une personne de l’Usine Alpha | Consignation au tableau général et condamnation de la vanne d’isolement par le chargé de consignation ; un cadenas personnel par intervenant ; absence de tension et de pression vérifiée | Usine Alpha, puis chef d’équipe de Bêta, samedi 6 h |
| 2. Travaux près du compresseur n° 1 | Bruit, démarrage automatique et tuyauteries sous pression d’une installation restée en service | Compresseur n° 1 isolé par des barrières, accès interdit aux intervenants ; protections auditives dans le local | Usine Alpha (barrières) ; Bêta (protections auditives) |
| 3. Vidange | Huile et condensats répandus : sol glissant, pollution du réseau d’eaux pluviales du site | Bac de rétention et absorbants ; regard d’eaux pluviales obturé avant la vidange ; déchets repris par Bêta | Bêta ; Usine Alpha (obturation) |
| 4. Levage au pont roulant | Chute de la charge ; pont de l’Usine Alpha conduit par une autre entreprise ; allée piétonne et ronde du gardien sous la trajectoire | Rapport de vérification du pont présenté à l’inspection commune ; conducteur de Bêta formé et désigné ; zone fermée par des barrières ; ronde déviée ; personne sous la charge | Usine Alpha (pont, ronde) ; Bêta (conduite, barrières) |
| 5. Raccordement électrique | Tableau général dont les autres départs restent sous tension | Intervention limitée au départ consigné ; habilitation de l’électricien vérifiée à l’accueil ; armoire refermée à chaque interruption | Gamma ; chef d’équipe de Bêta |
| 6. Essais et remise en service | Réseau remis en pression alors qu’un tronçon est ouvert ; démarrage près des intervenants | Fin de travaux annoncée et cadenas retirés avant déconsignation ; mise en pression progressive annoncée au poste de garde ; seuls les deux techniciens d’essai dans le local | Usine Alpha (déconsignation) ; Bêta (essais) |
| 7. Travail pendant l’arrêt de production | Équipe seule dans un bâtiment vide : secours retardés | Binôme permanent ; appel au poste de garde à l’arrivée, toutes les deux heures et au départ ; un sauveteur secouriste du travail dans l’équipe | Bêta ; Usine Alpha (poste de garde) |
| Rubrique | Contenu |
|---|---|
| Consignes et information | Livret d’accueil remis à l’inspection commune ; parking P2 ; itinéraire piéton matérialisé ; information des intervenants samedi à 6 h devant le local, électricien compris, avec émargement |
| Premiers secours | Alerte au poste de garde (poste 2222, numéro fictif), qui appelle les secours et les guide depuis l’entrée ; défibrillateur au poste de garde ; point de rassemblement au parking P2 |
| Locaux | Vestiaire et sanitaires du bâtiment B, nettoyés en fin d’intervention par Bêta, pour Gamma également |
| Commandement | Le chef d’équipe de Bêta dirige tous les travaux, y compris ceux de Gamma ; référent joignable tout le week-end ; tout intervenant peut arrêter les travaux en cas de danger ; tout imprévu est signalé au référent avant de reprendre |
| Annexes | Listes des postes relevant du suivi individuel renforcé fournies par Bêta et Gamma ; dossier technique amiante du bâtiment B ; plan de zone |
| Avis du CSE | Favorable, avec une réserve : zone de levage fermée par des barrières et non par une rubalise ; réserve intégrée à la phase 4 |
| Version | Date | Motif | Mesures ajoutées |
|---|---|---|---|
| 1 | 5 novembre | Plan initial | — |
| 2 | 12 novembre | Un technicien de Bêta remplacé par un collègue | Information du nouveau technicien sur place ; émargement complété |
| 3 | 15 novembre, 9 h | Bride corrodée : découpe et soudage d’un tronçon de tuyauterie, non prévus | Travaux arrêtés ; permis de feu délivré par l’Usine Alpha ; absorbants souillés évacués, extincteur et écran au poste de soudage, surveillance après les travaux ; visas du référent et du chef d’équipe avant la reprise |
La version 3 illustre le point le plus souvent négligé : un imprévu change les risques, et le plan se met à jour avant la reprise, pas après. Le plan écrit étant obligatoire, les CSE et les médecins du travail sont informés des versions 2 et 3.
Les erreurs fréquentes
- Copier-coller un plan générique. Les mêmes risques d’une intervention à l’autre ne décrivent aucune opération réelle.
- Lister des risques sans lien avec l’interférence. La coupure du technicien qui manie un cutter relève de son employeur ; le plan traite la coactivité : circulation partagée, installation voisine en service, intervention sur un réseau de l’entreprise utilisatrice.
- Écrire des mesures sans responsable. « Baliser la zone », sans entreprise, sans personne et sans moment, n’engage personne.
- Oublier un sous-traitant. Ses heures comptent pour le seuil de 400 heures, il doit être connu avant le début de ses travaux, et s’il arrive en cours d’intervention, inspection commune et plan sont à refaire pour lui.
- Arrêter le plan au moment de commencer. Signé à l’heure du démarrage, il ne laisse pas le temps de préparer les barrières, consignations et permis qu’il prévoit.
- Ne jamais le mettre à jour. Sans nouvelle version datée, le plan ne décrit plus ce qui se passe sur le terrain.
- Laisser le plan au bureau. Un plan dont les intervenants n’ont pas reçu le contenu sur place ne protège personne.
Télécharger le modèle de plan de prévention Word
Télécharger la trame Word du plan de prévention (.docx) : modèle gratuit, sans formulaire.
La trame compte douze rubriques, dans un ordre proche de ce guide, avec des tableaux à remplir et une consigne courte en italique sous chaque titre :
- identification de l’opération, entreprises et constats de l’inspection commune ;
- phases, risques d’interférence, mesures, responsables et vérifications ;
- matériels et locaux, consignes et habilitations, premiers secours et travail isolé, commandement ;
- suivi médical renforcé, annexes et avis du CSE ;
- une page « Mises à jour du plan », un tableau de signatures et la diffusion du plan écrit obligatoire.
C’est une trame indicative à adapter : elle ne remplace pas l’analyse des risques menée avec l’entreprise extérieure. Pour obtenir un plan mis en forme en PDF ou en Word, utilisez notre générateur gratuit : un test « plan écrit obligatoire ? », puis les entreprises, l’inspection commune, les risques et mesures, les consignes, les secours, les matériels et la coordination, puis les signataires. Le contenu de vos plans reste enregistré dans votre navigateur : il n’est pas envoyé à Softyflow.
Du modèle Word à un circuit de validation
Un fichier Word suffit pour une intervention ponctuelle. Quand les entreprises extérieures se succèdent, ses limites apparaissent : versions qui circulent par e-mail, signatures sur papier, mises à jour non tracées, habilitations vérifiées de mémoire. Avec Softyflow, plateforme low-code française, le plan de prévention devient un circuit :
- des formulaires web et mobiles pour la demande d’intervention, l’inspection commune et le plan, avec pièces jointes (habilitations, dossier technique amiante, plan de zone) ;
- un circuit de validation avec des rôles et des groupes (demandeur, HSE, entreprise extérieure) et la délégation pendant les absences ;
- des minuteries d’échéance, à partir desquelles se configurent relances et escalades, et des notifications par e-mail ;
- des droits par rôle, un journal d’audit, l’authentification unique SAML 2.0 et la double authentification.
Flowy AI génère une première version de l’application à partir d’une description de votre processus, que vous ajustez ensuite. Softyflow ne fournit pas de contenu réglementaire : les rubriques et les mesures restent les vôtres. La signature électronique et l’usage hors connexion ne sont pas des fonctions documentées : vérifiez-les en démonstration. Pour les autres usages HSE, voir notre logiciel QHSE ; pour le suivi des interventions de maintenance elles-mêmes, la fiche interventions industrielles.
Voir un circuit de plan de prévention en démonstration, à partir de vos propres rubriques.
Questions fréquentes sur le modèle de plan de prévention
Existe-t-il un modèle officiel de plan de prévention ?
Non. La réglementation ne prévoit pas de modèle type : Word, PDF, papier ou formulaire en ligne, le format est libre. Le Code du travail fixe en revanche le contenu minimal des mesures (article R4512-8) et les éléments à faire figurer au plan ou à y joindre : postes relevant du suivi individuel renforcé, entretien des locaux mis à disposition, documents amiante.
Faut-il un plan de prévention pour chaque intervention ?
Le plan porte sur une opération : des travaux ou prestations réalisés par une ou plusieurs entreprises pour un même objectif. Pour des interventions répétitives, une partie commune peut être préparée à l’avance, mais elle est complétée et actualisée à chaque intervention.
Qui doit signer le plan de prévention ?
Le Code du travail n’impose pas de signature, mais le plan est arrêté d’un commun accord entre l’entreprise utilisatrice et les entreprises extérieures. En pratique, le chef de chaque entreprise, sous-traitants compris, ou son délégataire signe chaque version : c’est la preuve de cet accord. Un nouveau responsable signe le plan à son arrivée.
Un plan de prévention simplifié suffit-il ?
Le « plan de prévention simplifié » n’est pas une catégorie juridique, mais une présentation courte du plan. Elle peut convenir à une intervention brève et peu exposée si elle porte sur l’intervention réelle, s’appuie sur l’inspection commune préalable et traite les cinq dispositions de l’article R4512-8. Quand le plan écrit est obligatoire, le contenu minimal reste le même.
Combien de temps un plan de prévention est-il valable ?
Aucune durée de validité n’est fixée : le plan s’applique pendant toute l’opération et se met à jour à chaque évolution, notamment l’arrivée de nouveaux travailleurs, d’un nouveau sous-traitant ou d’un nouvel équipement. Quand le plan écrit est obligatoire, il reste à la disposition de l’inspection du travail pendant toute la durée des travaux.




